Au cœur de l’agriculture régénératrice se trouve un indicateur essentiel : le carbone organique du sol (COS).
Lorsque les plantes réalisent la photosynthèse, elles captent le CO₂ présent dans l’atmosphère et le transforment en matière organique. Une partie de ce carbone est ensuite transférée vers le sol par les racines et les résidus végétaux. Là, il peut être transformé et stabilisé par les micro-organismes du sol : c’est ce qu’on appelle la séquestration du carbone.

Ce processus est directement lié aux pratiques agricoles régénératrices. Des approches comme les cultures de couverture, la réduction du travail du sol, l’allongement des rotations ou encore l’augmentation de la biomasse végétale favorisent l’accumulation de carbone dans les sols agricoles.
Un sol riche en carbone organique, c’est :
Autrement dit, séquestrer du carbone dans les sols ne relève pas seulement de l’environnement : c’est aussi un levier agronomique et économique.
Aujourd’hui, ce carbone séquestré peut être mesuré, documenté, certifié et, dans certains cas, valorisé sur les marchés volontaires du carbone. Cela ouvre la porte à une nouvelle opportunité pour les agriculteurs : transformer certaines pratiques régénératrices en une source de revenus supplémentaires.